Le Goûter : quel bonheur!


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Eldad Thoto‘s insight:

Goûter : quel bonheur !

Quand je pense à mon enfance, le moment qui me revient en mémoire avec le plus d’émotion est celui du goûter.

Nous goûtions sur la table de la cuisine, tandis que notre mère préparait le dîner. Enfin, la pénible journée d’école était terminée, et rien ne pressait de quitter la table. En rentrant du lycée, puis de la faculté, je continuais à prendre mon goûter, sans prendre garde à l’heure du dîner qui approchait de plus en plus…

Ce n’est qu’en commençant à travailler, quand je ne rentrais plus qu’à 8 heures du soir, que j’ai arrêté de goûter.

Ce fut une erreur.

Ce qui arrive quand on ne goûte pas

Lorsque vous travaillez intensément, avec votre corps ou avec votre tête, vous avez besoin d’un apport d’énergie en fin d’après-midi.

Certes, vous pouvez toujours essayer de faire le grand écart entre un déjeuner qui se termine à 13h30 et un dîner qui commence vers 20 heures.

Mais avec le temps, vous vous apercevrez que :

vous aurez tendance à manger de plus en plus au déjeuner, en prévision de la longue période de jeûne qui s’annonce ; le résultat est que la première partie de l’après-midi sera passée à somnoler, et que vous risquez de prendre des kilos ;

vous arriverez mourant de faim au dîner, ce qui a pour conséquence de vous faire manger beaucoup plus, ce qui est malsain juste avant de se coucher ; et, pour peu qu’un accident de parcours retarde encore l’heure de passer à table, vous risquez fort de vous jeter sur des biscuits d’apéritifs ou autre grignotage, dont vous aurez le plus grand mal à vous empêcher d’en manger plus que de raison.

De plus, si c’est vous qui préparez le repas du soir, la vue et l’odeur de la nourriture vous imposeront un véritable supplice. Résister à l’envie de goûter et re-goûter les plats sera presque impossible. Mais la pire tentation – et je crois bien que celle-ci est totalement irrésistible – concerne les parents qui font manger leurs enfants avant le retour de leur conjoint. Il faut un tempérament de moine pour résister à se « faire une petite assiette », puis une deuxième, puis un rapide dessert… avant de s’apprêter à passer à table une seconde fois, pour le « vrai » dîner.

Cette manière de procéder n’est évidemment pas souhaitable.

Résoudre tous les problèmes grâce à un bon goûter

La solution, vous l’avez devinée : prévoir de prendre tous les jours entre 16 et 17 heures, un bon goûter.

Manger léger le midi vous paraîtra bien moins affolant. Et vous arriverez au repas du soir le cœur (et l’estomac) en paix. Il vous sera beaucoup plus facile de faire le dîner léger qui est le meilleur pour notre santé et notre sommeil.

Pas question cependant de bâcler votre goûter avec un biscuit, une viennoiserie, ou une boisson sucrée industrielle quelconque. J’ai bien écrit qu’il fallait prendre un « bon » goûter, ce qui suppose un minimum de réflexion, et de préparation.

Menus possibles

Voici quelques exemples de menus de goûter possible, au choix :

Un ou deux fruits crus de saison ;

Un fruit cru et des fruits secs ou oléagineux (de préférence pruneaux, noix, amandes, noix du brésil) ;

Une tartine ou deux de pain bio complet ou demi-complet avec du beurre et une barre de chocolat noir ;

Une tartine avec 1 cuillère à café de purée d’oléagineux (amandes, noisettes, sésame, cacahuètes…) et 1 cuillère à café de miel.

 

Cependant, au risque de bousculer les traditions culinaires, je n’hésite pas, quand l’envie me prend au goûter (et qu’il y en a dans mon frigo) à manger :

un demi-avocat avec de l’huile d’olive et du sel ;

une betterave rouge (cuite à la maison) avec de l’huile de colza, du vinaigre de cidre, du sel, du poivre et une gousse d’ail ;

un poireau vinaigrette ;

une carotte crue ;

un œuf dur avec de la mayonnaise

ou même un morceau de poulet rôti froid.

A côté de ça, deux tasses de thé vert à la menthe sans sucre, que je prends soin de laisser infuser au moins 10 minutes pour bénéficier de l’effet anticancer des EGCG (épigallocatéchine gallate).
J’essaye de prendre mon goûter assis, si possible en agréable compagnie, comme par exemple avec mes enfants qui sont souvent, à ce moment, bien disposés pour parler de ce qui les préoccupe.

Conseils supplémentaires

Voici maintenant quelques conseils supplémentaires au sujet du goûter, inspirés de la spécialiste de la nutrition des enfants Julie Balcazar, naturopathe. (1)

Le goûter est d’autant plus nécessaire si vous faites une activité sportive dans la soirée. Il en va bien sûr de même pour les enfants qui font du sport en sortant de l’école.

Si vos enfants ont de l’appétit au goûter, laissez-les manger à leur faim y compris s’ils ont envie de protéines. Vous les supprimerez ou les diminuerez de leur portion du dîner qui sera alors plus léger.

Pour les parents au foyer qui en ont la possibilité, le goûter est souvent le repas qu’il est le plus facile de préparer avec ses enfants. C’est le moment de leur apprendre les rudiments de la cuisine, et de la bonne nutrition. Mais alors voici quelques règles à suivre pour éviter les crises lorsque vous initiez vos enfants à la cuisine :

Règle n°1 : doubler le temps de la recette par 2 !

Règle n°2 : on se lave les mains quand on cuisine et pour les filles on s’attache les cheveux. On enfile un tablier et on protège la table au besoin avec une toile cirée facile à nettoyer. Attention à la tenue (sous le tablier), éviter donc les beaux habits et les chaussures neuves.

Règle n°3 : privilégier les ustensiles en plastiques et en bois, l’inox pour les bols et les saladiers.

Règle n°4 : ne pas mettre les doigts dans les préparations pour goûter mais plutôt une cuillère surtout quand on a envie de goûter plusieurs fois ;

Règle n°5 : nettoyer et ranger au fur et à mesure le matériel de cuisine.

Règle n°6 : choisir des recettes faciles donc pour une première fois éviter le mille-feuille !

Idée de recette pour le goûter

Petits gâteaux secs aux flocons de céréales

Temps de préparation + temps de pause + cuisson : 1h30

Ingrédients :

– 125 g de flocons de céréales (mélange de riz, sarrasin, quinoa, millet ou d’une seule céréale)

– 60 g de maïzena ou de crème de riz ou d’arrow roat

– 100 g de beurre ou de margarine végétale non hydrogénée

– 50 g de sucre complet

– un peu d’eau

Au choix :

– 100 g d’amandes effilées et 50 g de sucre complet

– 100 g de marmelade d’orange

– 50 g de noisettes effilées et 50 g de pépites de chocolat

– 50 g d’amandes effilées et 50 g de raisins secs

– c 1 banane écrasée, 50 g de noix hachées et 50 g de dattes hachées

– 75 g de noix de coco et le zeste d’1 citron

Préparation :

Mêler tous les ingrédients ensemble, à la main ou au mixeur. Ajouter un peu d’eau pour bien amalgamer le tout ; laisser reposer 1 h. Sur la plaque à pâtisserie huilée, déposer des petites boules de pâte, faire cuire à four moyen 15 à 20 minutes en surveillant. Laisser refroidir avant de ranger dans des boîtes en fer.

 

 

Eldad Thoto

 

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